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Opinion: La preuve par l’ADN à l’épreuve des experts
Par Jean-Marc Manach

Le scandale d’Outreau a récemment permis de relativiser la parole des enfants -ou, pour être plus précis, celle des experts-, mais aussi de poser la question de l’aveuglement dont peuvent être sujets, tant ces enfants, victimes imaginaires, que l’appareil policier et -surtout- judiciaire. A l’instar de cet adage qui voudrait que “la vérité sort de la bouche des enfants“, nombreux sont également ceux qui voient dans l’ADN la “reine des preuves“. Au risque de pareilles erreurs judiciaires.

En enseignant aux enfants des manières de table et de les maintenir indépendants tout en mangeant des aliments est fait avec l'aide d'une chaise haute. Le haut vous enseignera à vos enfants de s'asseoir en un seul endroit pendant qu'ils mangent et ne pas courir autour de manger. Il a également des dispositions pour garder une assiette où votre enfant va apprendre à manger sur leurs propres et apprendre les manières de table de base.

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Certaines chaises ont un plateau de nourriture qui peut être plié et tenu à l'écart et certains ont même des jouets attachés à la chaise avec laquelle le bébé peut jouer tout en mangeant.

Certaines chaises n'ont pas un stand de leur propre, ils peuvent être facilement attachés ou adaptés à la chaise dinning et vous pouvez même plier la chaise à des fins de stockage. Cela permet d'économiser beaucoup d'espace dans la cuisine et vous pouvez être assuré de la sécurité. Ces chaises ont également un dossier inclinable et ont des bandes de réglage de la hauteur.

Vous pouvez le transporter dans la voiture lorsque votre enfant est un peu plus vieux pour une chaise et il agira comme une chaise d'appoint lorsque vous mangez dans les restaurants. Chaise haute critiques sont nombreuses et on doit toujours acheter ce qui est le plus nécessaire pour eux et le bébé.

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Interview: Laurent Duc (UMIH) et Philippe Rémondière (Accor) : “l’ère de la personnalisation dans les hôtels”
Par Cyril Fievet

Suite à notre dossier sur les hôtels, creuset de l’innovation technologique, rencontre avec Laurent Duc et Philippe Rémondière sur l’avenir des TIC dans les établissements hôteliers.


  Un an de rencontres, sélection

Dans: Brèves, Enjeux, débats, prospective - Par Cyril Fievet le 29/12/2005

Anthony Townsend (NYCWireless) : “Je crois que les médias localisés vont avoir un impact considérable sur notre manière de percevoir les villes.”

Carl Franklin (Pwop Productions) : “L’avenir est clairement dans la voie d’une diffusion de type Tivo utilisant l’internet, RSS et un protocole de type BitTorrent. Sans un dispositif P2P, le podcasting ne peut pas vraiment prendre d’envergure.”

JD Lasica (OurMedia) : “On voit que les gens sont impatients de prendre part à une conversation sociale plus vaste. Ils sont fatigués du ton condescendant employé par de grandes entreprises impersonnelles qui leur balancent du contenu dans des tuyaux à sens unique. Les blogs leur permettent de devenir une partie intégrante des médias, mais cet effet est quelque peu limité par le fait que publier autre chose que du texte s’avère encore difficile à maîtriser.”

Klaus-Robert Müller (Institut Fraunhofer) : “Des jeux vidéos qui intégreraient, en complément du clavier et du joystick, des entrées émanant d’ondes cérébrales, pourraient s’avérer très nouveaux et très intéressants. L’utilisateur aurait à développer ses capacités mentales pour parvenir au niveau de jeu supérieur. Nous ne sommes pas très loin de ça.”

Dominique Dardel (Centre social de Belleville) : “Confier des tâches d’enseignement à des technophobes, à des enseignants qui refusent l’informatique, est très dangereux, et il faudrait faire pression pour les former plutôt que de les laisser fabriquer de futurs chômeurs.”

Laurent Chemla (Gandi) : “Les moyens d’accès à la parole, en dehors de l’internet, se limitent à la politique, aux gros industriels et aux médias. Il ne reste pas grand chose pour se faire écouter. S’exprimer sur l’internet et se faire entendre est possible. Mais les vrais décideurs ne lisent pas les blogs et c’est plus dur de les toucher.”

Laurent Valembert (Tribeca) : “Les publicitaires traditionnels sont complètement à la masse par rapport à ce qui se passe sur le web et en matière de nouvelles technologies, ça ne les intéresse pas.”

Tristan Rivoallan (BlogMarks.net) : “Nous disposons d’énormément de contenu catégorisé par des tags. Il va falloir maintenant développer des outils permettant de tirer le meilleur parti possible de ce classement.”

Frédéric Soussin (Pau Broadband Country) : “On doit pouvoir faire passer la modernité dans les faits, sachant qu’on trouve toujours en tête du peloton le citoyen, qui teste et s’accapare les NTIC, que les entreprises sont derrières, en retard de deux guerres, et que les associations sont plutôt dans le rôle de la voiture balais, alors que ce sont elles qui en ont le plus besoin.”

Philippe Rémondière (Groupe Accor) : “L’hôtel va sortir de sa tradition d’anonymat, pour entrer dans l’ère de la personnalisation. Les clients vont s’approprier le lieu, en ayant la capacité de configurer leur propre environnement personnel, qui se rapprochera de plus en plus de ce dont ils sont familiers chez eux.”

Toutes les interviews d’InternetActu.net.

  Icônes sémantiques

Dans: Brèves, Services et applications, Archivage/stockage - Par Hubert Guillaud le 28/12/2005

Exemple de SemanticonesParce que la particularité des icônes serait encore le moyen le plus efficace de retrouver le fichier que vous cherchez, des chercheurs de l’université du Northwestern ont développé un système qui génère automatiquement des icônes “sémantiques” (semanticons). Le système analyse le nom du fichier et son contenu et, en fonction des mots qu’ils contiennent, va générer des mots-clefs qui sont utilisés pour trouver des images adaptées dans une banque d’image. Selon les études réalisées, les utilisateurs retrouveraient leurs fichiers plus rapidement avec ce type d’icônes qu’avec celles que nous connaissons. Via Technology Research News.

  2005

Dans: Opinions, Enjeux, débats, prospective - Par Hubert Guillaud le 28/12/2005

Difficile de tirer le bilan de plus de 500 articles parus durant l’année. Difficile d’égréner un “digest” de cette production que beaucoup qualifient, avec raison, de pléthorique. Quand on jette un oeil sur un an de flux d’information d’InternetActu.net, il est n’est pas évident d’en retenir quelque chose et on comprend mieux en tout cas que cette production prenne une partie de son sens, de son énergie, dans son contexte et dans le moment. L’exercice montre également que nous n’avons pas non plus les outils qui permettent de mieux structurer le flux, de faire ressortir les sujets que nous avons vraiment traités, les signaux forts, comme les signaux faibles. Les catégories s’affaiblissent avec le temps ou deviennent trop chargées pour être exploitables. Le flux et la recherche par mots-clefs sont, aujourd’hui encore, les meilleures manières d’exploiter ce que nous faisons.

Je crois que chacun retiendra de cette année des informations, des innovations, des ruptures, des franchissements de seuils selon sa sensibilité et ses centres d’intérêts. Pour nous, cette année a d’abord été marquée par deux moment forts - ProspecTic et Internet et Innovation, le compte rendu de l’université de printemps de la Fing. Mais quelques autres moments se dégagent de notre production annuelle : l’interview de Dominique Cardon sur les usages ascendants, celle d’Adam Greenfield sur la dimension sociale et l’éthique des systèmes informatiques ambiants, la traduction de la Longue Traîne, enfin le dossier sur Pau Broadband Country et le début de discussion qui s’en ait suivi. Parce qu’ils prolongent et dépassent les sujets qui sont les nôtres depuis longtemps. Qu’ils nous permettent de franchir des caps ou de marquer nos ruptures dans notre compréhension de l’internet.

Nous sommes contents également d’avoir apporté au pot commun sur des sujets nouveaux ou un peu exploratoire, comme ceux sur l’internet viral, les ordinateurs simplifiés, le contrôle par la pensée, la coordination des groupes, les tags, le piratage de robots ou les médias localisés (voir tous nos dossiers). Ce sont souvent les sujets les plus éloignés de nos préoccupations a priori, qui nous marquent le plus. Je pense que je ne trahirai pas l’équipe en affirmant également que nous sommes assez fiers d’avoir mis notre grain de sel dans quelques débats : de Google à l’Intelligent Design, des pôles de compétitivité aux Skyblogs en passant par les enjeux territoriaux liés à l’internet. Pour autant, dans les faits, nous avons surtout beaucoup parlé de simplicité - , et encore :) - en nous répondant les uns les autres.

Il a jusqu’ici plutôt été question de dossiers, contributions et interviews. Pour rédiger une bonne partie des brèves d’InternetActu.net, je ne peux pas pour autant les laisser de côté comme si elles étaient quantité négligeable. Elles fournissent bien souvent, les exemples, les études, les analyses, la prospective, les échos qui étayent les intuitions et permettent à chacun de bâtir sa pensée. Des Machinima à Riya, des études sur nos usages (e-mail, blogs politiques, mobilité), aux perspectives technologiques (Rfid…), en passant par la pure prospective (britannique, coréenne…), et bien sûr, l’échos des débats qui agitent l’internet (la municipalisation du haut débit aux Etats-Unis, l’indexation de nos conversations téléphoniques…)…. Les brèves, dans leur foisonnement, sont la matière première qui nous aide à comprendre les changements en cours et à établir des connexions inattendues entre des sujets qui n’auraient a priori rien à voir.

A priori, ai-je dit : si c’est à les combattre que pouvait servir InternetActu.net, nous aurions largement gagné notre pari.

Hubert Guillaud

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PS : n’hésitez pas à nous dire vous aussi ce que vous retenez de cette année d’information. Nous sommes à l’écoute de ce que vous avez à nous dire.

  Gadgets familiaux de demain ?

Dans: Brèves, Services et applications, Réseaux domestiques - Par Hubert Guillaud le 27/12/2005

La Whereabout Clock affiche les icônes des vôtres selon leur localisationDan Simmons de la BBC est allé faire un tour à la journée European Research and Innovation organisée par Microsoft à Bruxelles début décembre. Il en est surtout revenu avec plusieurs gadgets qu’il livre à la pertinence de ses lecteurs, comme cette horloge qui indique où sont vos connaissances en captant leur localisation via leur téléphone mobile. Le but de cette “Whereabouts Clock” est de renforcer le lien familial et de permettre à la famille de mieux s’organiser : savoir si les enfants sont sur le chemin du retour de l’école, si le père ou la mère ont quitté leur travail pour rentrer où font des heures supplémentaires. Ce gadget est développé par Abigail Sellen qui travaille au laboratoires des systèmes socio-numériques de Microsoft (Socio-Digital Systems) à Cambridge.

Homenote en situation
Homenote est une version moderne du Post-it ou du tableau d’information familial : vous pouvez écrire ou envoyer des messages à un lieu plutôt qu’à une personne.

Snarf (une bêta est disponible au téléchargement) est un environnement avancé pour Outlook, le logiciel de gestion de mail de Microsoft dont l’une des propriété est de prioriser vos messages selon les relations que vous avez avec l’expéditeur (et non plus par date). Les mails des gens avec qui vous avez le plus de relation sont signalés à votre attention avant les autres.

  Des grilles intelligentes pour la coopération virtuelle

Dans: Brèves, Technologies, Grid, Coopération - Par Hubert Guillaud le 26/12/2005

Concevoir un tunnel dans sa complexité, tel est l\'un des objectif concret que pourrait permettre de relever InteligridLe projet européen InteliGrid, qui a démarré l’année dernière, rapporte Roland Piquepaille, a pour objectif de délivrer le maximum du potentiel du calcul distribué (Grid computing) en construisant un réseau intelligent conscient de tout ses éléments. Cette grille intelligente devrait permettre à des secteurs comme l’aérospatial ou le BTP de résoudre des difficultés d’autant plus complexes que le nombre de partenaires et de métiers à mettre en synergie est souvent important. La clé du projet repose dans la compréhension des données, c’est-à-dire que les ordinateurs doivent apprendre ce que les données signifient afin de pouvoir construire demain des ponts, des tunnels ou des avions plus sûrs. Le professeur Žiga Turk, coordinateur du projet, travaille essentiellement sur la sémantique, explique-t-il pour IST Results, afin que les ordinateurs soient capables d’assister d’une manière plus intelligente les processus de conception.

  Castronova : le business et la culture des jeux en ligne

Dans: Brèves, Usages, Jeu - Par Hubert Guillaud le 26/12/2005

La couverture de Synthetics WorldsEdward Castronova est un spécialiste du jeu en ligne. Dans le livre qu’il vient de publier, Synthetic Worlds : The Business and Culture of Online Games (Amazon), il observe le phénomène des jeux en ligne, non pas sous l’angle sociologique ou anthropologique, mais sous l’angle économique.

La thèse qu’il défend, résume The Economist, est que les mondes “synthétiques” sont de plus en plus enchevêtrés avec la réalité. Castronova explique par exemple qu’en générant des richesses virtuelles et en les vendant contre du vrai argent, il est possible aujourd’hui d’amasser quelques 3,5 dollars par heure. En Chine, dès à présent, des sociétés payent des gens pour jouer aux jeux massivement multijoueurs et revendre les objets virtuels (armes, costumes) qu’ils ont amassés et les avatars qu’ils auront créés et développés jusqu’à de hauts niveaux de jeu : on appelle cela le “farming“.

Après avoir observé la vie des joueurs, il décrit l’économie de ces mondes parallèles pour mieux souligner les ruptures possibles qu’ils pourraient engendrer et les nouveaux horizon qu’ils permettraient d’explorer. Il explore surtout les conséquences sociales à long terme des jeux en ligne : si les joueurs peuvent habiter des mondes qui sont plus gratifiants que la réalité, comment le monde réel pourra-t-il encore les concurrencer ? Un jour viendra-t-il où nous passerons plus de temps dans les mondes virtuels que dans les nôtres ? Y aura-t-il un jour où de telles questions ne paraîtront plus alarmistes, mais seulement obsolètes ?

Les inquiétudes d’Edward Castronova peuvent sembler extravagantes, mais elles sont peut-être pas si invraisemblables que cela quand on sait que lors d’un sondage récent, 20 % des joueurs de MMORPG ont indiqués qu’ils considéraient le monde du jeu comme leur vrai domicile, la réalité n’étant que l’endroit où ils mangent et dorment…

Via if:books.

  Bataille de boule de neige par écran interposé

Dans: Brèves, Services et applications, Interfaces, Jeu - Par Hubert Guillaud le 23/12/2005

Une boule de neige (enfin, presque)On pensait que les batailles de boule de neige resteraient l’apanage des pays froids et des hauteurs enneigées. Les norvégiens Stig Skjelvig et Jørn Knutsen risquent de contredire cette vérité. Leur projet, Snøball (vidéo), vise à faire connaître aux enfants du monde entier ce plaisir là. Snøball est un jeu qui permet de lancer des boules de neige artificielles sur un mur écran. Une webcam sert à traquer le signal infrarouge émis par la boule de neige qui est équipée de senseurs d’impact. Chaque fois que la boule touche le mur, elle amorce une projection de cristaux de neige sur l’écran comme si elle éclatait.

L’installation est l’une des présentations de l’exposition “Remember winter” (se souvenir de l’hiver - photos), de l’école d’architecture et de design d’Oslo.

Via Wa make money not art.

  Le CNRS vous invite dans la maison du futur.

Dans: Brèves, Services et applications, Réseaux domestiques - Par Daniel Kaplan le 23/12/2005

Le journal du CNRS vous invite à pousser les portes de la maison du futur. “Matériaux aux propriétés révolutionnaires, poussée des énergies renouvelables, technologies domotiques en pleine floraison… les bâtiments se tournent résolument vers l’avenir, au nom d’un double principe : mieux construire pour alléger la facture énergétique et rendre maisons et bureaux de plus en plus ‘communicants’”.

Où la convergence entre la physique des matériaux et les nanotechnologies, l’architecture et l’urbanisme, et les technologies d’intelligence ambiante se manifeste dans ce que nous vivons de plus quotidien.

Visite guidée de la maison du futur (CNRS)

  Les blogs : un phénomène de communication interpersonnel massif

Dans: Brèves, Usages, Communication interpersonnelle - Par Hubert Guillaud le 22/12/2005

“L’institut Mediametrie a pour la première fois appliqué sa méthode de mesure d’audience aux blogs, et les résultats sont impressionnants”, souligne Pointblog.com. “Ces trois derniers mois, les blogs ont attiré, toutes plateformes confondues, pas moins de 6,7 millions de visiteurs, soit un internaute sur trois. Pour François Xavier Hussher, responsable internet chez Médiamétrie, “c’est un chiffre important. Je parlais des blogs comme d’un phénomène émergent en octobre 2004. On n’en est plus du tout là : en un an, on est passé à un phénomène massif. C’est autant que l’audience d’eBay”".

“Un phénomène d’autant plus “massif”, selon lui, que les blogs bénéficient d’une grande notoriété : 75 % des internautes savent aujourd’hui ce qu’est un blog. Un chiffre qui monte à 89,1% chez les 15-24 ans et reste à un très honnête 53% chez les plus de 50 ans.”

Un internaute sur 10 a déjà créé un blog, nous apprend encore cette enquête. 82 % des blogueurs ont moins de 24 ans et 25 % ont entre 11 et 15 ans. Plus surprenant peut-être, 54% des blogueurs sont des blogueuses.

Autre information notable, soulignée par Olivier Ertzcheid, les skyblogs ont en moyenne… 1 lecteur, lui faisant dire avec raison, que, pour ce public, “le blog n’est qu’une sorte d’e-mail enrichi (one to one)”.

  Le silence, pas l’agneau

Dans: Opinions, Enjeux, débats, prospective, Gouvernance de l'internet - Par Daniel Kaplan le 22/12/2005

Depuis quelque temps, la Fing se voit sollicitée, voire sommée de prendre parti dans quelques-uns des importants débats qui secouent la “société de l’information”. Faut-il signer la pétition en faveur du “très haut débit pour tous” ? Qu’avons-nous à dire contre la loi sur les droits d’auteurs et les droits voisins dans la société de l’information ? Et à propos de la régulation de l’internet et du Sommet mondial de la société de l’information ?

Au moment où ces sujets apparaissent en “Une”, l’absence de prise de position officielle de la Fing apparaît, pour beaucoup, difficilement compréhensible. Il nous faut donc l’expliquer.

En commençant par ceci : la Fing ne dispose, délibérément, d’aucun mécanisme qui lui permettrait de définir une “position officielle”. Sa vocation est d’explorer l’avenir, de promouvoir l’innovation, de faire circuler les idées - mais pas de représenter l’extrême diversité de ses adhérents, ni de porter leur parole collective. D’autres syndicats et associations, avec lesquels nous travaillons, jouent ce rôle. En ce qui nous concerne, nous affranchir des enjeux de représentation libère la parole et permet à ceux qui participent à nos échanges de s’abstraire de leurs positions institutionnelles. Sans cela, nous ne pourrions tout simplement pas remplir notre mission.

Cela ne nous contraint nullement à la tiédeur. Bien avant les pétitions d’aujourd’hui, la Fing publiait des textes rien moins que tièdes sur l’échange de contenus numériques, les hauts et les plus hauts débits, les “fractures numériques“, etc., qui ont contribué à enrichir le débat, voire à en déplacer un peu le terrain. Pour qui sait lire, ces textes ne constituent certes pas des “positions”, mais ils expriment à tout le moins des idées et des valeurs. Ils explorent aussi d’autres voies, d’autres questionnements : peut-on dépasser certains conflits par l’innovation - technique, commerciale, de service, d’usage ? Peut-on en exprimer autrement les termes en observant la réalité des pratiques numériques ?…

En revanche, quand arrivent sur la table le projet de loi ou le brouillon de déclaration officielle, d’autres modes de débat et d’action s’imposent. Il faut se focaliser sur un seul thème et y passer tout son temps. Il faut choisir ses amis et ses alliés, connaître ses adversaires, négocier et ferrailler. Plusieurs associations et groupes en font leur vocation et accomplissent un travail remarquable. En revanche, à ce moment-là, la petite équipe de la Fing est depuis longtemps investie sur d’autres sujets. Faut-il absolument qu’elle vienne refaire le travail que d’autres accomplissent ?

D’autant que nous sommes convaincus qu’après les confrontations législatives - ou bien (de préférence !) longtemps avant elles, des lieux d’échange plus libres (et la Fing n’est pas le seul lieu de ce type !) sont et demeureront indispensables.

D’une part, la radicalisation inévitable lors des batailles d’amendements cèdera souvent la place, un peu plus tard, à des coopérations nouvelles en vue de reconstruire des dispositifs équilibrés, par exemple, d’accès aux oeuvres de l’esprit. On voit mal, dans ces domaines émergents et instables, comment la Loi pourrait en réalité poser les bases de l’avenir. Elle peut, certes, parfois insulter l’avenir ; mais alors celui-ci se vengera en rendant la loi caduque avant même sa promulgation.

D’autre part, d’autres débats se profilent à l’horizon, au moins aussi essentiels et aujourd’hui beaucoup moins instruits : sur l’informatique “ambiante”, sa présence et sa maîtrise ; le droit à la déconnexion ; l’identité numérique, le droit à la discretion, voire au mensonge ; la biométrie dans ses usages publics et privés ; l’innovation, son potentiel et son éthique ; le principe de précaution, sa nécessité et ses dangers… On en passe.

Avec d’autres, nous nous efforçons de défricher ces terrains-là. Pour préparer les débats de demain. Au fond nous aurons accompli notre mission, si, dans peu d’années, ces nouveaux territoires sont devenus suffisamment importants pour qu’on en vienne à nous reprocher de parler déjà d’autre chose.

  L’expression citoyenne remet en cause l’agenda politique

Dans: Brèves, Usages, eDémocratie - Par Hubert Guillaud le 22/12/2005

En 1972, rapelle Martin Lassard, “McCombs et Shaw ont inventé le terme “agenda setting” (”la hiérarchie des priorités”) pour décrire la fonction des médias de masses qui “exercent un effet considérable sur la formation de l’opinion publique, en attirant l’attention de l’audience sur certains évènements et en négligeant d’autres”". Définir l’agenda ne consiste pas à “dire aux gens ce qu’ils doivent penser, mais sur quoi ils doivent concentrer leur attention”.

L’agenda serait-il l’un des lieux de conflit entre les “vectorialistes” et les “Pro-Ams” qu’évoque Joël de Rosnay ? En tout cas, c’est un phénomène qui est déjà bien analysé par les spécialistes de la question, comme le rapporte NetPolitique.

Dans un article plutôt complet publié par First Monday (Agenda setting, opinion leadership and the world of weblogs), Aaron Delwiche explique comment les blogs remettent en cause la hiérarchie des sujets qui créé l’actualité. Le processus de définition des priorités et des thèmes d’actualité se transforme : on passe d’un temps où les médias disent aux gens de quoi ils doivent parler, au temps où les gens disent aux médias des sujets dont ils voudraient voir parler. Ce qui n’est pas nécessairement toujours plus enthousiasmant.

  Quadruple play : opportunité ou obligation ?

Dans: Brèves, Services et applications, Haut débit, Mobilité - Par Hubert Guillaud le 22/12/2005

A l’heure où un Français sur cinq a abandonné la téléphonie fixe, comme le soulignait récemment la très riche étude de l’Arcep et du Crédoc ; à l’heure où les offres Triple Play concurrencent sérieusement les offres des bouquets satellitaires, voici que pointe le Quadruple play. Le Quadruple play, c’est le Triple play avec la téléphonie mobile, explique le Journal du Net. Comme le résume assez bien le Sénateur Renet Trégoüet, en détaillant les différentes offres qui émergent, le Quadruple play consiste, au domicile ou au bureau, à faire passer les communications de son mobile sur la ligne fixe plutôt que sur le réseau mobile, simplement du fait de sa proximité avec un réseau fixe : “Demain, notre mobile basculera automatiquement, en fonction du lieu d’utilisation et sans que nous le sachions, sur les modes de télécommunications les plus adaptés et les plus efficients, WiFi, Bluetooth et GSM, mais aussi UWB et WiMAX.”

Laurent Dupin pour Zdnet ne voit pas les choses sous le même angle : le Triple play arriverait déjà sinon à saturation, sinon aux limites du concept. “Plus vraisemblablement, l’argument serait surtout marketing, ou disons en terme de positionnement et de création d’une “culture” de consommation autour de la marque. Dans l’étude de l’Idate sur le sujet, Dupin relève la citation suivante : “une stratégie basée uniquement sur des bundles de services triple play ne permet pas aux opérateurs de se différencier suffisamment auprès des consommateurs“. Pèse en effet de tout son vilain poids un “phénomène d’uniformisation des offres disponibles sur le marché“. En gros et en plus clair, conclut-il : “vive le mobile qui permet un lien plus intime, plus personnalisé, plus direct avec le consommateur (qui, petit détail, embarque en effet son téléphone sur lui de partout; contrairement à un PC, une télé ou un téléphone fixe) et surtout source de revenus plus juteux (SMS, web embarqué, etc.).”.

  ProspecTic 2010 : Innovation / Ethique

Dans: Brèves, Enjeux, débats, prospective, Confiance et sécurité, Rfid - Par Hubert Guillaud le 21/12/2005

Lire et commenter le vingt-troisième et dernier chapitre de ProspecTic 2010 : Innovation / Ethique.

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Le développement des TIC, tant du côté de la recherche que de leur mise en œuvre, a jusqu’ici donné lieu à un nombre remarquablement faible de controverses et de conflits - en dehors des communautés de professionnels, aussi prêtes que toutes les autres à se livrer à des guerres de clocher.

Il est probable que ce consensus au moins passif se dissoudra à mesure que la pénétration des TIC croît et surtout, que ces technologies et leurs usages touchent de plus en plus au corps, à la matière et à l’espace physique.

D’une certaine manière, le débat libre/propriétaire porte déjà sur l’éthique dans les processus d’innovation. Mais nous assistons aussi à l’émergence du “principe de précaution” dans l’univers numérique, depuis l’installation d’antennes GSM jusqu’aux débats sur les risques des nanotechnologies (la “boue grise” des nano-machines mortes, les risques liés à l’ingestion de nano-particules…) ou des machines bioniques. Cette nouvelle réactivité du corps social a déjà conduit à de nouvelles avancées techniques, telles que des méthodes pour optimiser la répartition et la puissance des antennes.

Dans les applications, la sensibilité croissante aux questions de vie privée et de protection des données personnelles - on notera la résistance montante au déploiement de puces RFID dans les magasins ou dans d’autres contextes grand public, tels que la billetterie - relève de la même tendance. D’un côté, il est clair que la sécurité pourrait être mieux assurée, le marketing mieux dirigé, les dépenses de santé mieux contrôlées, si l’on pouvait croiser toutes les bases de données entre elles. De l’autre, le coût en terme de liberté pourrait s’avérer exorbitant.

Dans un univers d’intelligence ambiante, le rôle de l’humain devient celui de créer des discontinuités, d’introduire du désordre et de l’opacité là où les systèmes demanderaient continuité, fluidité et transparence.

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  ProspecTic 2010 : Proximité / Distance

Dans: Brèves, Enjeux, débats, prospective, Mobilité - Par Hubert Guillaud le 20/12/2005

Lire et commenter le vingt-deuxième chapitre de ProspecTic 2010 : Proximité / Distance.

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Les réseaux entretiennent avec la distance une relation ambiguë. Ils servent d’abord à la parcourir, plus vite, de manière plus fiable, plus sûre et dès lors que le temps de parcours n’est pas nul, plus agréable. On leur demande souvent de la réduire, voire de l’annihiler : les réseaux feraient des Malgaches nos voisins, ils permettraient aux ruraux de partager la modernité (et les cycles de production) des urbains sans en adopter le mode de vie. A l’inverse, on les soupçonne d’imposer de nouvelles distances, d’éloigner les individus les uns les autres, de briser d’anciennes convivialités.

Point d’aboutissement de l’ère des réseaux, les communications mobiles produiraient même, selon Michel Serres, un “espace sans distance”, dans lequel les réseaux eux-mêmes se fondent et disparaissent. Et en effet, physiquement, la distance comme le lieu ont cessé de contraindre les échanges de signes.

Mais comment comprendre, alors, que distance et proximité demeurent des piliers aussi fondateurs de nos pratiques comme de nos représentations ?

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  Partager ses goûts musicaux est plus important que partager des fichiers

Dans: Brèves, Usages, P2P - Par Hubert Guillaud le 16/12/2005

Telle est la conclusion d’une étude menée par Derek Slater du Centre Berkman de la faculté de droit de Harvard et Mike McGuire du cabinet d’étude Gartner. Leur étude (.pdf), réalisée auprès d’un échantillon de quelques 500 amateurs de musique en ligne, souligne l’importance des outils de partage des goûts musicaux comme le rapporte Ratiatum. Un quart des répondants expriment que la possibilité de partager de la musique est un critère important lorsqu’ils choisissent un service de musique en ligne qu’il soit payant ou gratuit. Un tiers des sondés sont intéressés par des outils de recommandation qui prendraient en compte leurs goûts musicaux, notamment les utilisateurs les plus réguliers du P2P comme des plateformes d’achats en ligne. Enfin, 10 % avouent acheter de la musique suite aux recommandations d’autres personnes.

Mike McGuire prévoit qu’en 2010 25 % des ventes des sites d’achats de musique en ligne seront influencées par les recommandations de consommateurs. Mais pour encourager et soutenir le téléchargement légal, l’industrie du disque devra adoucir sa politique pour faciliter la publication de playlists et l’utilisation de la musique dans les podcasts et les blogs.

  ProspecTIC 2010 : Automatique / Humain

Dans: Brèves, Enjeux, débats, prospective, eAdministration, eBusiness, Robotique - Par Hubert Guillaud le 14/12/2005

Lire et commenter le vingt-et-unième chapitre de ProspecTic 2010 : Automatique / Humain.

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Les objectifs et le degré de l’automatisation font débat depuis le début de la révolution industrielle. Employée à cette fin, la technologie supprime et déplace des emplois, mais on lui reproche aussi, d’une manière continue, de dévaloriser des emplois industriels naguère nobles. Après les emplois industriels, le “back-office” des métiers de services a également été touché par l’automatisation, via l’informatique. Cette vague a coïncidé avec un fort mouvement de création de valeur dans les fonctions de conception, de vente, de relation et de service aux clients, de logistique : tout en servant à automatiser des tâches administratives, l’informatique se voyait simultanément mise à contribution pour accélérer les cycles de création et de mise en marché de nouveaux produits, pour individualiser la relation au client, pour multiplier les canaux et les formes de distribution, pour passer la production aux flux tendus, etc.

La mise en réseau, la mobilité, poussent aujourd’hui les entreprises (ainsi que les administrations, qui n’ont pourtant pas achevé l’étape précédente) à s’attaquer à l’automatisation du “front office”, de la relation avec leurs clients et leurs usagers. Ce faisant, elles suscitent une question nouvelle : celle du consentement des consommateurs/citoyens à cette forme de généralisation du self-service. Dans quelles circonstances le fait de se servir soi-même, via une machine, est-il considéré comme un bénéfice ou au contraire, comme un transfert de charge de travail, voire de risques ? Tous les individus n’ont pas nécessairement envie de gérer eux-mêmes, selon des modalités à chaque fois différente, leurs relations avec leurs commerçants, leurs guichets administratifs, leurs agences de voyage… Même compétents dans l’usage du web, tous ne se sentent pas (souvent avec raison !) compétents dans la recherche du meilleur tarif aérien ou dans le remplissage de tel formulaire.

Le modèle du self-service correspond à la recherche de nouveaux gisements d’économies dans les entreprises, mais sa généralisation n’est probablement pas soutenable. Les entreprises comme les administrations tâtonneront encore plusieurs années à la recherche de l’équilibre idéal entre self-service et service humain, entre relation directe et médiation, entre relation distante ou physique. Et ces questions se reposeront à nouveau lorsque des robots domestiques apprendront à se substituer à certaines tâches ménagères ou effectuées par des employés spécialisés, dans le domaine de la santé par exemple (mesures simples, prise de médicaments…).

Venez réagir et collaborer à ProspecTic 2010, l’exercice de prospective de la Fing et de l’Irepp.

  Negone : le jeu high-tech grandeur nature

Dans: Brèves, Services et applications, Jeu, Rfid - Par Hubert Guillaud le 13/12/2005

Quelques unes des pièces où se déroule le jeu

Negone n’est pas un jeu pour console, mais une attraction grandeur nature située dans un immeuble de Madrid. Chaque joueur est équipé d’un bracelet contenant une puce intelligente qui permet de consulter son score, la santé du personnage que l’on joue et qui permet surtout que les pièces et les personnages virtuels que l’on rencontre réagissent à votre présence selon l’état de progression de votre mission. Vous choisissez votre mission (”Inoculer le virus”, “Voler l’arme secrète” …) et le niveau de difficulté avant de commencer… et c’est parti !

Quelques-uns des personnages avec lesquels interagir

L’attraction propose une vingtaine de pièces à explorer, des conduits de ventilation aux portes dérobées, où il vous faut résoudre des énigmes (défi de mémoire, puzzle logiques, etc.) et interagir avec des personnages virtuels pour progresser.

D’ici une dizaine d’année, annonce Different-Game, la société exploitant Negone, plus de 60 autres parcs d’attractions de ce style devraient ouvrir dans le monde et d’ici 2007, certaines versions de Negone contiendront des robots.

Via We Make Money Not Art et The Guardian.

  ProspecTIC 2010 : Sécurité / Ouverture

Dans: Brèves, Enjeux, débats, prospective - Par Hubert Guillaud le 13/12/2005

Lire et commenter le vingtième chapitre de ProspecTic 2010 : Sécurité / Ouverture.

En intégralité

Plus l’internet croît et devient le support d’applications et d’usages essentiels, plus la sécurité devient une préoccupation majeure : sécurité des personnes face aux pollutions (spam), incivilités (virus) et vols (fraudes, usurpations d’identité…), ainsi qu’aux intrusions dans leur vie privée ; sécurité des entreprises face au vandalisme, à l’espionnage ou au sabotage informatiques ; sécurité des fournisseurs de logiciels et de contenus numériques face à la contrefaçon ; sécurité des Etats dans la protection de leurs infrastructures et informations critiques, ainsi que face à l’usage des réseaux par les terroristes et les réseaux mafieux…

Cette préoccupation va jusqu’à remettre en cause plusieurs éléments fondamentaux sur lesquels se sont construites jusqu’ici les technologies de l’information et de la communication.

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